Cusco et la vallée sacrée

Jour 10 (10/07/19)

Cette fois, la nuit ne fut pas de tout repos. La route qui relie Arequipa à Cusco est très sinueuse et en très mauvaise état, on avait parfois l’impression de rouler sur une piste, ça sentait la poussière dans le bus. Julia a même glissé plusieurs fois de son siège pendant la nuit. Notre chauffeur a tellement été rapide sur ces routes défoncées qu’on est même arrivé avec 30 minutes d’avance à Cusco, ce qui ne nous arrange pas forcément car il est 6h30 du matin. On prend notre temps pour récupérer nos sacs et sortir de la gare routière, les taxis sont déjà là à nous attendre. On tente de négocier le prix, plusieurs ne veulent pas mais on finit par trouver une voiture à un prix correct qui nous dépose sur la place principale de la ville. Il nous faut marcher encore un peu pour trouver notre hôtel, la ville est construite sur des collines et il faut monter sur des trottoirs pavés. Une fois à notre auberge, notre chambre est libre et on peut déjà y poser nos sacs. On a 2 chambres et une petite cuisine dans un espace commun rien que pour nous, c’est royal !

On part ensuite se balader dans la ville à la recherche d’un petit déjeuner. On traverse plusieurs squares avec des fontaines et on arrive sur la Plaza de Armas qui se réveille doucement et commence à s’animer, c’est vraiment joli ici. On monte ensuite vers un autre quartier et on décide de s’arrêter dans un restaurant pour un petit déjeuner complet. Les enfants se régalent avec les œufs, ça change radicalement de nos petits déjeuners habituels mais ça ne les dérange absolument pas.

Une fois le ventre plein, on continue de se promener dans la ville sans carte, on se laisse porter. On s’y sent bien et on se dit qu’on va rester ici quelques temps pour se reposer un peu. On trouve un grand supermarché et on fait quelques courses car nous allons pouvoir nous faire un peu à manger les prochains jours. Ça va faire du bien au budget de ne pas aller au resto matin, midi et soir. Et bien sûr on achète des œufs pour nos petits déjeuner !

Le reste de la journée est tout aussi calme, on rentre chez nous, on se fait des pop-corn et on mange un repas simple. Puis c’est l’heure de la sieste et du temps calme pour réfléchir au programme des prochains jours qui s’annonce chargé. En plus de notre appartement, nous avons accès à une salle commune sous les toits avec une très belle vue sur la ville.

On ressort en fin de journée, on enfile nos grosses doudounes car dès que le soleil se cache, la température chute d’un coup ! Nous partons donc acheter des billets touristiques pour accéder aux différents sites que nous prévoyons de voir les prochains jours. La bonne nouvelle du jour est que les enfants ne paient pas, ça nous fait faire de belles économies car les billets coûtent chers. Retour à notre hôtel pour le repas du soir. Demain on se lève tôt pour aller explorer les environs.

Lors de cette première journée à Cusco, on se rend compte que la région est assez touristique, on croise énormément d’autres voyageurs de toutes nationalités, il y a beaucoup de vendeurs ambulants qui proposent des tours en bus, des bijoux, des dessins et même des massages à tous les coins de rue. Il y a des rabatteurs devant tous les restaurant et agence de tourisme, on se sent accoster de toutes parts, ça nous change radicalement de Yanque.

Jour 11 (11/07/19)

Ce matin, nous souhaitons nous rendre aux ruines de Pisac, une ancienne cité Inca située à une trentaine de kilomètres de Cusco. Nous n’avons pas réservé de tour organisé donc nous nous dirigeons vers la gare routière d’où partent les collectivo pour Pisac. Il faut savoir qu’au Pérou, il n’y a pas une seule gare routière par ville mais chaque compagnie ou destination a sa propre gare routière, il faut donc bien se renseigner au préalable sinon on peut tourner un moment dans la ville (c’est à cause de ça qu’on n’avait pas trouvé les mini-vans pour aller à Yanque depuis Arequipa, on n’était pas dans la bonne gare routière).

On est presque arrivé à la gare quand un collectivo s’arrête à notre hauteur et une dame crie à travers la fenêtre « Calca-Pisac ». Et hop, nous voici à bord de notre mini-bus en échange d’une poignée de soles. Il n’est pas encore plein alors elle continue de crier à la fenêtre pour attirer les gens. On tourne un moment dans la ville et elle finit par remplir le bus. On roule 1h au milieu des montagnes et le bus finit par nous déposer au bord de la route en nous indiquant un pont. On traverse et on se retrouve dans le village de Pisac. La 2ème mission à présent consiste à trouver un taxi pour monter vers les ruines, 8km plus haut. Il n’y a pas beaucoup de monde dans ce village et on trouve un couple de français qui voudraient partager un taxi avec nous mais on ne trouve pas de voiture assez grande pour nous tous. Tant pis, en rempli déjà notre taxi à nous 5. Une fois en haut, on se rend compte de l’ampleur du tourisme ici et de l’importance des agences qui proposent des tours organisés. Notre taxi nous dépose au fond de la route car il y a des dizaines et des dizaines de bus et mini-bus qui n’arrivent même plus à se croiser ni à faire demi-tour. Une fois les touristes déposés, les bus sont obligés de faire marche arrière… Sur le site, c’est pareil, des groupes de partout, pas facile de faire une photo sans quelqu’un à côté de nous avec sa perche à selfie. Mais le site est grandiose, on découvre nos premières terrasses Incas et on se rend compte de la précision avec laquelle elles étaient construites.

Le site est assez grand et on prend un peu de hauteur. Mais là où les groupes avec les agences s’arrêtent, nous on continue pour rejoindre un chemin qui descend vers un temple Inca. Cette fois, on n’est plus qu’une poignée de touristes, ça fait plaisir ! On découvre des nouvelles ruines très bien préservées. Les enfants s’amusent à se cacher dedans. On grignote un morceau puis le chemin continue de descendre jusqu’au village dans un paysage magnifique.

Les enfants ont beaucoup aimé les quelques passages bien étroits entre les rochers… Mylène un peu moins !

Une fois au village, on s’offre un bon goûter sur le toit terrasse d’un café, un bon brownie avec une glace, un jus d’ananas frais et une bonne bière bien fraîche ! Le bon goûter est notre meilleur argument pour faire marcher les enfants !

Il est maintenant temps de retourner chez nous. Les collectivos nous attendent en bas de la rue, on utilise toute la banquette arrière à tous les 5. Journée magnifique mais aussi fatigante, ça roupille bien sur le chemin du retour !

De retour à notre hôtel, il fait déjà presque nuit (la nuit tombe assez tôt ici), une douche pour tout le monde et Bertrand nous cuisine une bonne soupe. Il manque une vitre au-dessus de la porte de notre appartement, le froid de dehors rentre directement et les nuits sont fraiches ici… On met les vestes pour la soirée et on ne traine pas à se blottir sous les nombreuses épaisseurs de couvertures !

Jour 12 (12/07/19)

Après la journée fatigante d’hier, on décide de ne pas mettre de réveil ce matin. On a repéré un autre site Inca juste au-dessus de la ville et on pensait trouver un collectivo pour y monter. Puis on s’est rendu compte que ce n’était vraiment pas très loin à pied alors on est parti à pied ! Mais ça grimpe raide et à 3400m ce n’est pas facile. Ça râle sévère dans les rangs ! Heureusement la montée ne dure pas longtemps (environ 1h) et on arrive vite à un joli mirador sur la ville, tout d’abord depuis une immense statue du Christ qui veille sur la ville puis depuis une croix posée aux abords d’une ancienne cité Inca. Le centre-ville et la plaza de Armas paraissent toute proche vus de là-haut. On pique-nique au sommet, on se régale de bons sandwichs à l’avocat, il n’y a pas grand monde par rapport à la veille, on est bien. On croise quelques lamas, pour le plus grand plaisir des enfants.

Le site n’est pas très grand et on redescend en début d’après-midi. Juju ronfle dans mon dos. On est rapidement de retour en ville. On en profite pour faire imprimer nos billets pour le Machu Picchu (on les a achetés sur internet alors qu’on était déjà parti et il faut le billet papier pour entrer) puis on fait une bonne pause goûter pour récompenser les enfants de leurs efforts et leur économie de bus. Bon en réalité, on n’est pas gagnant mais on se régale de crêpes énormes et de glaces.

Notre soirée est consacrée à l’organisation des sacs car demain nous laissons nos gros sacs à l’hôtel et partons avec le minimum pour 4 jours en direction du Machu Picchu.

Jour 13 (13/07/19)

Encore une fois, le réveil sonne tôt et on remet en route la machine « range tes sacs ! ». On laisse nos gros sacs à l‘accueil de l’hôtel et on part avec nos 3 petits sacs en direction de la station de collectivo pour Ollantaytambo. Une fois dans le bus, on demande au chauffeur de nous déposer à un croisement de route car avant de rejoindre cette ville, nous voulons visiter plusieurs sites de la vallée Inca.

On descend donc au croisement avec la route qui mène aux ruines de Moray. Pour y aller, nous devons prendre un taxi pendant 20 minutes sur une piste défoncée (enfin, on devrait plutôt dire un taudis qui sert de taxi, le coffre ne ferme pas, ma portière n’a pas de poignée et les amortisseurs sont inexistants !). Pendant le trajet, le chauffeur nous explique qu’il n’y a pas de taxi sur ce site et que les seuls véhicules que nous trouverons seront des transports privés. Il nous propose de nous y attendre le temps de notre visite pour nous emmener au point suivant de notre visite. On est septique (on se méfie des taxis qui sont soi-disant les seuls moyens d’aller quelque part…) et on lui demande de nous emmener à Moray dans un premier et après on avisera. On se rend rapidement compte qu’il a raison et on négocie donc le tarif pour son attente et le retour et nous voici parti découvrir ce site.

Après un bon petit déjeuner « maison », on découvre un bel amphithéâtre Inca parfaitement conservé qui servait de laboratoire agricole aux Incas car la température y était plus élevée.

Le tour est assez rapide et 1h plus tard nous sommes de nouveau sur cette piste en train de manger de la poussière. On fait un petit stop pour aider un copain taxi qui a crevé, quand on voit leurs véhicules, on comprend facilement. On en profite pour faire quelques jolies photos.

Le taxi nous dépose enfin au village de Maras. Il nous reste 5 kilomètres à faire à pied sur un chemin poussiéreux pour rejoindre les Salinas du même nom. On ne comprends pas pourquoi mais les enfants adorent trainer les pieds dans cette poussière… Ca nous fait rager !

On arrive sur un mirador depuis lequel nous avons une vue imprenable sur des dizaines de bassins de sel dans les tons de gris-marron, et sur tous les mini-bus touristiques des agences qui font la queue pour entrer sur le parking… On observe, une fois de plus, qu’il n’y a aucune infrastructure mise en place pour palier à l’afflux des nombreux touristes. Du coup, les bus font demi-tour sur une mini place, un par un. On descend sur le site pour observer ces bassins de plus près, c’est vraiment joli et très photogénique. On aperçoit les personnes qui y travaillent avec des râteaux et des paniers et les tas de sel qui sèchent au soleil.

L’étape suivante consiste à longer le site et à finir de descendre jusqu’à une rivière pour rejoindre la route principale. D’ici elle parait assez loin ! On marche pendant encore 3 km mais heureusement c’est plat puis ça descend. Une fois sur la route, on fait des grands signes au premier collectivo qu’on voit passer. On en trouve rapidement un qui nous emmène jusqu’à Ollantaytambo. On pense avoir rempli le mini-bus, les enfants sont assis par terre et Bertrand est debout mais on ramassera encore 3 personnes de plus au bord de la route. Par contre, les enfants commencent à prendre l’habitude d’arrêter les mini-vans en se mettant quasiment au milieu de la route, alors on tente de leur expliquer qu’en rentrant, il ne faudra pas faire pareil !

On trouve notre hôtel, on dépose nos sacs et on part à l’assaut d’une nouvelle cité Inca. On est fatigué mais on repart le lendemain matin tôt pour Aguas Calientes, alors si on veut visiter cette cité, c’est maintenant ou jamais ! On grimpe donc encore rapidement des dizaines de marches et depuis là-haut, on a une jolie vue sur la ville.

On est tous bien fatigué le soir, on a marché environ 16 km aujourd’hui. Mais il faut ressortir pour manger et on est peu motivé par l’idée d’arpenter la place principale. On tombe par hasard sur un resto, ou plutôt une cantine, qui sert de super plats pour pas cher du tout et en plus, juste à côté de notre hôtel. La salle ne paie pas de mine mais on y mange super bien ! Nous rentrons nous coucher repus, demain une nouvelle longue journée nous attend pour nous rapprocher encore plus de la célèbre cité Inca.

7 commentaires sur « Cusco et la vallée sacrée »

  1. Les goûters pour faire marcher les enfants… Et les parents non ?! 😉
    Bien sympa Cuzco ! J’ai l’impression que le tourisme a bien grossi !
    Des bisous les copains !

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    1. Merci Del pour tes messages. Alors pour nous, c’est plutôt la promesse d’une bonne bière bien fraîche qui nous fait avancer :).
      Le tourisme est assez présent à Cusco mais ça reste malgré tout une ville très agréable. On a adoré s’y poser quelques jours.
      Gros bisous

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  2. Trop plaisir de voir vos frimousses ! Et vos photos me rappellent de sacrés souvenirs ! Par contre je ne me souviens pas qu’il y avait autant de tourisme quand nous étions au Pérou… ça craint ! Mais les paysages sont toujours aussi magnifiques en tout cas !
    Gros bisous les loulous, continuez de kiffer à fond le voyage ❤ !!

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