La Patagonie argentine, ambiance montagne à El Chalten

Jour 127 (04/11/19)

Nouveau départ aujourd’hui ! En avion cette fois, pour rejoindre le sud de la Patagonie. On a trouvé des horaires de bus affichées à notre hôtel et il est indiqué qu’il y en a un pour l’aéroport qui part à 9h15. On prend un peu d’avance, on recharge notre carte (ici pour prendre le bus, il faut acheter une carte qu’on recharge en fonction du tarif du trajet qu’on veut faire, on peut utiliser une même carte pour tout le monde) et on attend. Il y a beaucoup de vent encore aujourd’hui et il fait super froid ! Mais le bus ne passe pas et le vendeur du magasin d’à côté nous confirme qu’il n’y a pas de bus à 9h15 et que le prochain passe à 10h30. Ça va être trop court alors on saute rapidement dans 2 taxis, on aura rechargé notre carte de bus pour rien, tant pis.

On arrive dans les temps à l’aéroport. Au moment d’enregistrer nos bagages, l’hôtesse de la compagnie refuse d’enregistrer nos valises car on dépasse le poids autorisé. On le sait et pour palier à ça, on a payé un bagage supplémentaire en achetant nos billets. On a 2 bagages pour 5 passagers et un bagage supplémentaire de payé et on nous embête encore ! Elle ne veut pas additionner nos 2 sacs et répartir le poids. Donc nous voici en train de déballer nos affaires au milieu de l’aéroport pour alléger les sacs et remplir le sur-sac pour le mettre en soute comme un bagage classique, du grand n’importe quoi !

Ce petit souci réglé, on passe ensuite la sécurité, et la, surprise ! Bertrand a oublié d’enlever son letherman de son sac-à-dos (son couteau) et les agents de la sécurité veulent logiquement lui confisquer. Il ne reste qu’une solution, aller enregistrer un nouveau bagage en soute ! Donc on ressort pour aller dans la zone d’enregistrement. Et là par chance, on tombe sur un couple de français qui n’a pas encore posé ses bagages sur le tapis et qui vont au même endroit que nous. On leur demande alors de mettre le couteau dans leurs affaires et on le récupèrera à l’arrivée. Ils sont plutôt méfiants face à notre demande, se demande si c’est autorisé, se concertent pendant plusieurs minutes pour être sûrs de prendre la bonne décision et finissent par accepter. Victoire !

Après tout ça, on atterrit enfin à El Calafate et on part tout de suite à la recherche d’un bus pour rejoindre directement El Chalten. On voulait initialement louer une voiture pour y aller mais les tarifs sont vraiment excessifs et on va à El Chalten pour faire de la randonnée alors la voiture ne sera pas très utile. On en trouve un qui part dans 30 minutes, juste le temps de récupérer nos bagages et le couteau 😉.

Pendant le trajet, le chauffeur fait un stop au bord de la route pour qu’on prenne le temps d’admirer le paysage et la montagne du Fitz Roy qu’on aperçoit au loin. Mais il y a tellement de vent que l’on peine à ouvrir la porte du bus et on manque s’envoler une fois dehors. La Patagonie ne faillit pas à sa réputation de région ventée. Mais c’est tellement beau qu’on est prêt à tout supporter !

3h plus tard, nous arrivons à destination. Comme à chaque fois qu’on arrive quelque part, on se renseigne sur les bus pour repartir dans quelques jours et on part à la recherche de notre logement pour les 3 prochaines nuits. Le village est tout petit alors on part à pied. On trouve facilement et on est chaleureusement accueilli par Véronica. On découvre un joli petit chalet en bois avec une grande mezzanine. On va être bien ici. On ressort rapidement se promener car le mauvais temps est annoncé pour le lendemain alors on veut en profiter. Le vent est toujours très fort mais il fait super beau, c’est agréable. On fait quelques courses, on prévoit de quoi se faire un pique-nique pour le lendemain, on essaie de rester optimiste.

Jour 128 (05/11/19)

Ce qui était annoncé se produisit, c’est la tempête ! Mais une belle tempête, on n’ose même pas mettre le nez dehors. Le vent souffle vraiment fort accompagné d’une bonne pluie. On ne voit plus aucune montagne. On avait mis un réveil assez tôt mais on abandonne l’idée de la rando et on se recouche. Quand on se lève vers 9h, on aperçoit le soleil qui tente de percer, on regrette presque notre décision d’avoir abandonné mais la vue reste bouchée. Puis la pluie reprend de plus belle, une vraie tempête ! On est presque rassuré 😊. Du coup, le programme de la journée n’est pas hyper passionnant, on reste à l’abri et au chaud, on fait des devoirs, on joue aux cartes, on trie nos photos.

En milieu d’après-midi, Pierre et Martine veulent tenter une sortie avec Baptiste pour aller faire des courses. Ils ne sont pas sortis depuis 5 minutes que la tempête reprend, ils reviennent trempés !! En fin d’après-midi, Mylène ressort avec les enfants prendre le goûter avec une autre famille de tourdumondiste dans une chocolaterie/salon de thé. Ils ont 3 filles du presque même âge que les nôtres et tout le monde passe un super moment.

Il est 18h quand on ressort affronter la tempête pour aller au resto. Oui on continue à passer notre temps à manger ! On y va tôt car on veut tester un resto très prisé car apparemment très bon mais qui ne prend pas les réservations et puis vu le temps, on n’a rien d’autre à faire. On nous installe près d’un immense feu au milieu de la pièce, tout est en bois, l’ambiance est vraiment chouette. Et en plus on se régale ! Petite journée cool mais qui fait du bien. On croise les doigts pour que le temps soit meilleur demain.

Jour 129 (06/11/19)

Le ciel est encore couvert ce matin mais la météo annonce des éclaircies alors on veut y croire. C’est décidé, aujourd’hui on monte au Fitz Roy ! Nous partons à 4, Bertrand, Mylène, Papinou et Baptiste. Il est déjà 8h30 quand on commence.

La montée attaque dure sur les 4 premiers km et on se retrouve rapidement dans une tempête de neige avec un bon vent de face. Ça s’annonce mal tout ça. On enfile nos ponchos, on place Baptiste entre nous pour le protéger et on continue d’avancer. Il y a 12 km pour rejoindre le sommet alors il ne faut pas trainer. On avance pendant 3h dans ces conditions.

Heureusement, les 6 km suivants sont moins pentus et on avance assez vite. Quand on se rapproche du dernier km, le temps se lève et le paysage commence à s’ouvrir. On commence à y croire ! Pour laisser le temps aux nuages de se disperser, on décide de manger un peu avant d’arriver en haut à l’abri du vent dans la forêt.

Puis on attaque le dernier km, réputé pour être difficile car très raide avec 400 mètres de dénivelé ! On marche dans un mini ruisseau car l’eau de la fonte des neiges descend par là. Sur la fin, on trouve de la neige sur le sentier, c’est assez glissant. Malgré ces conditions, Baptiste suit toujours super bien et il nous faudra 1h pour faire ce dernier km.

Une fois en haut, la magie opère, l’excitation est à son comble ! On n’est pas tout seul mais qu’est-ce que c’est beau ! On en rêvait de cette rando, cet énorme bloc de granit qui poussent derrière le lac. On est trop heureux d’être là ! Alors les tours ne sont pas complètement dégagées mais ce n’est pas grave. On reste presque 1h en haut à l’observer et à espérer que les nuages s’échappent mais non. Ça se couvre même un peu plus.

Il est temps de redescendre, on commence à se refroidir avec le vent et il nous faut refaire les 12 km dans l’autre sens, ça ne va pas se faire en 5 minutes ! La descente est chaotique et glissante. On double les quelques lents qui descendent sur les fesses et on ne traîne pas.

Dans la descente, on croise la famille Murat avec qui on a goûté la veille. Ils ont leur bébé de 2 ans dans le dos et ils galèrent pas mal car ils ne sont pas forcément équipés pour la haute montagne. Ils sont partis assez tard et il leur reste encore le dernier km difficile à faire. De notre côté, le temps change très vite, le vent revient, la neige aussi. La descente est longue, Baptiste fatigue sur la fin mais on y arrive.

On est inquiet pour nos amis croisés dans le sens inverse. On apprendra plus tard qu’une fois en haut, le ciel s’était couvert aussi très vite, le vent soufflait fort, ils ont eu très froid et n’ont pas vu la montagne. Le retour a été difficile aussi, ils se sont fait très peur, on ne rigole pas avec la montagne.

On retrouve Julia et Lucas qui nous ont sagement attendu toute la journée et ont préparé un bon dîner avec Maminou. Baptiste est fier de raconter sa journée à son frère et sa sœur et nous on est très fier de lui. Il a marché 24 km avec 1200 mètres de dénivelé en 11h dans des conditions climatiques pas toujours tendres ! Sacrée journée !

Un commentaire sur « La Patagonie argentine, ambiance montagne à El Chalten »

  1. Que de bons souvenirs! un gateau de Crèpes attendait les marcheurs pour fêter l’anniversiare de Baptiste…Bravo et encore pleine d’admiration pour l’exploit de Bap

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