Uyuni et le Sud Lipez – Attention les yeux !

Jour 59 (28/08/19)

Ça y est, on y est, on va aller voir les magnifiques paysages du Sud Lipez en Bolivie ! On les a tellement vu en photo qu’on en rêve depuis un moment. Mais avant ça, on a un petit souci à régler avec la banque. Nous commençons donc par déposer nos sacs à l’agence pour que notre guide puisse charger les sacs sur le toit de la voiture puis nous nous rendons à la banque dès l’ouverture. Nous expliquons notre problème à un guichet mais la personne nous explique qu’elle ne peut rien faire, on pensait qu’elle nous donnerai l’argent qui est resté coincé dans le distributeur la veille mais non. Elle nous explique qu’il faut qu’on règle ça avec notre banque, c’est un problème qui ne les concerne pas car nous ne sommes pas client de leur banque… Du coup, on refait un nouveau retrait et on part comme ça, on règlera ce problème d’à peine quelques « centaines d’euros » plus tard.

Il est déjà 9h quand nous faisons la connaissance de Herland notre guide et chauffeur et Yesica notre cuisinière pour ces 4 jours. Ils sont jeunes et super sympa. C’est parti pour 4 jours de piste, pour le plus grand bonheur des enfants. On se rend compte qu’on a plus qu’un chauffeur mais un vrai pilote. On met ça sur le fait qu’on soit en retard et qu’il faut rattraper le temps perdu. On roule une bonne partie de la matinée en faisant plusieurs stops pour observer quelques jolies vues sur le site de Sillans (appelé comme ça car ces montagnes ont la forme de couteaux), se promener avec des lamas que Julia tente d’approcher sans succès, ils sont beaucoup plus sauvages ici.

3 heures plus tard, nous arrivons dans un village au milieu de nulle part. On retrouve 4 français croisés à notre hôtel qui sont parti avec une autre agence, ils nous racontent qu’ils sont là depuis seulement une demi-heure, on a vraiment roulé vite car nous sommes partis 1h30 après eux ! Le repas de midi est très simple, salade de crudités et poulet milanesa avec du riz. C’est assez basique et on espère que ce ne sera pas ça pendant 4 jours.

On reprend la route et on demande à notre chauffeur s’il ne peut pas ralentir un peu la cadence car on a peur que les enfants soient malades à l’arrière. Il nous répond « OK » mais on ne voit aucune différence. On continue les visites, on s’arrête à la ciudad del Encanto, une sorte de formation rocheuse/sableuse dans laquelle le vent et la pluie ont creusé des galeries, des sortes de cheminées, les enfants s’amusent bien à les explorer. C’est très beau ces colonnes !

On continue notre route, on traverse plusieurs villages, ils sont coupés de tout ici. On fait un nouveau stop au Pueblo Fantasma, un village fantôme dans lequel on découvre une ancienne mine. Un monsieur nous explique son fonctionnement et nous fait observer des pierres extraites de cette mine sur lesquelles on peut observer des miettes d’or avec une loupe. On visite ensuite l’ancien village ainsi que son cimetière.

La piste continue encore sur de longs kilomètres, on traverse des rivières, parfois on se demande où se trouve la route mais notre guide gère à la perfection. En chemin, nous retrouvons les autres 4*4 partis de Tupiza et que nous avions déjà croisés lors de notre pause déjeuner et aperçu au loin lors de nos différentes visites. Il y en a un qui est en panne, apparemment une durite qui aurait lâché. Pour tenter de le faire repartir, les guides tentent de reboucher et font la vidange de plusieurs 4*4 pour récupérer de l’huile, système D ! On prend un peu peur quand on les voit vidanger notre véhicule ! Mais tout le monde finit par repartir.

Dernier stop de la journée sur un mirador pour observer une belle lagune à 4850 mètres d’altitude. On oscille beaucoup tout au long de ce trip sur les altitudes mais nous serons globalement tout le temps entre 3800 et 5000 mètres. Aucun problème, on est bien acclimaté !

La nuit commence à tomber et il fait nuit quand on arrive à notre logement. On a aucune idée de là où nous sommes, il n’y a pas d’éclairage. On décharge le toit du 4*4 à la frontale (enfin plutôt grâce à la lumière de nos téléphones puisque nous avons déjà perdu nos 3 lampes de poche…). Il fait bien froid maintenant dehors et on a l’agréable surprise de trouver un poêle déjà allumés dans la pièce commune de notre logement. C’est très rustique mais on s’y sent bien. Les chambres ne sont pas froides non plus, et avec nos duvets on ne devrait pas avoir froid. Il n’y a pas de douche et de toute façon étant donné que l’eau est gelée, on n’aurai même pas tenté ! On nous sert un thé avec des biscuits. Les enfants passent une bonne partie de la soirée avec Herland, on a trouvé notre babysitter. Le diner de Yesica est excellent, elle se rattrape largement de celui de midi qui devait être un truc tout prêt pour ne pas perdre de temps le premier jour. Il y a un autre groupe avec nous, un autre 4*4 de la même agence avec 3 australiens et un français, ils ont eu une bouteille de vin pour leur diner et ils la partagent avec nous, trop sympa. Notre guide vient nous annoncer le programme du lendemain et il faut se lever tôt alors on file vite au lit, de toute façon c’est la seule façon de ne pas avoir froid 😉.

Jour 60 (29/08/19)

2ème jour de notre expédition ! Le réveil sonne un peu tôt, il fait à peine jour, on prend un bon petit déjeuner et on recharge tout sur le toit de notre 4*4 (bagages, réserves de nourriture et ustensiles de cuisine, bouteille de gaz…). Le soleil est encore rasant et il fait une température glaciale. On découvre en plein jour l’environnement dans lequel nous avons dormi, il y a quelques montagnes autour de nous, un mini village avec quelques maisons et des lamas dans une ambiance de désert. C’est incroyable d’être là.

Dès qu’on repart du village, nous traversons des payages superbes. On commence cette nouvelle journée par la visite de la lagune Hedionda. Elle est recouverte de flamands rose, on les observe de loin et on les voit s’envoler. Trop beau. Herland nous explique qu’ils ont une technique pour ne pas avoir froid la nuit, ils se mettent en cercle en petits groupes, d’autres vont au milieu et sont donc abrités puis ils échangent de rôles toutes les 2 ou 3 heures. On se rapproche du lac, il y a des plaques de glace de partout, ça annonce la température qu’il doit faire là-bas la nuit !

Bertrand sort le drone et la vue sur le lac et les flamands est absolument magnifique, les oiseaux sont intrigués et volent à côté, c’est marrant.

Sur la route, nous faisons plusieurs stops pour admirer les paysages que nous offre cette région. On ne sait plus où donner de la tête !

On repart pour notre prochain stop, les bains d’eau chaude ! On en fait souvent mais on ne s’en lasse pas. Il fait bien froid dehors et l’eau est vraiment chaude, on se régale. Contrairement aux autres guides, le notre ne nous presse pas pour repartir, on le voit même arrivé en maillot avec Yesica et commencer à jouer à arroser les enfants. On est au top !

Juste à côté du bassin, voici ce qu’on peut trouver :

Bon il faut quand même repartir au bout d’un moment. On prend un petit goûter (on est vraiment au petits soins) et on continue notre route, on traverse le désert de Dali qui s’appelle comme ça à cause des montagnes colorées qui l’entourent. On aperçoit aussi au loin un volcan partagé entre 3 pays, la Bolivie, le Chili et l’Argentine. Le décor est tellement beau que Bertrand a encore envie de sortir son drone pour lui faire suivre la voiture pendant que nous avançons au milieu de ce désert. Au début tout va bien, notre guide avance tranquillement et le drone suit bien. Puis Bertrand lui indique de se mettre sur le côté et de nous suivre de manière latérale et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le drone s’est rapproché très rapidement de la voiture avant de s’éclater contre la portière. Il a fait un beau vol plané et s’est crashé dans le sable. A cette allure, il y a pas mal de dégâts, 3 hélices sur 4 sont hors d’usage et les moteurs sont pleins de sable. Après examen complet, Bertrand pense pouvoir le réparer. Il réussi à démonter les moteurs et à enlever le sable et on a 4 hélices de rechange. Mais pas de chance, il y a 2 sortes d’hélices différentes et il a pris 4 fois les mêmes donc impossible de le réparer. C’est la douche froide (pas mal le jeu de mots après les bains chauds, haha !). Bon on règlera ce souci plus tard. On est dans les plus beaux paysages de Bolivie et on va en profiter.

Nous roulons encore un peu et arrivons à la Laguna Verde. Il y a des micro algues dans ce lac et il faut 2 conditions pour que l’eau devienne verte, du soleil et du vent (pour agiter les algues). On a un super soleil depuis le début de cette aventure mais ça manque un peu de vent. Le lac est vert kaki quand on arrive, c’est joli mais pas exceptionnel.

Herland nous propose de déjeuner ici, on se gare un peu en retrait des autres véhicules et Yesica nous prépare le repas. On est tranquillement en train de manger quand on entend un autre guide crier en haut de la dune « la laguna es verde ! ». On lâche tout et on part en courant et on découvre un superbe lac vert émeraude, grandiose ! Avec le volcan … en toile de fond juste derrière, c’est parfait.

Pendant notre repas dans ce décors fantastique, nous aurons même la visite d’un renard craintif mais qui devait avoir faim…

On roule encore pendant 1h et on arrive à près de 5000 mètres d’altitude sur un champs de geysers. Il y a des énormes volutes de fumées qui s’échappent du sol avec une forte odeur de soufre, des couleurs jaune, orangés, des bassins bouillonnants. Et là il y a beaucoup de vent ! Il ne fait pas bien chaud.

Et enfin, le clou de cette journée bien remplie, la Laguna Colorada. Il s’agit d’une lagune couleur rose-rouge grâce à la présence d’algues microscopiques dont les flamands rose se nourrissent. Comme pour la laguna verde, il faut du vent et du soleil pour qu’elle prenne cette couleur. Alors là niveau vent, on est servi ! ça décoiffe sévère. Et la laguna est splendide et immense ! Nous empruntons un chemin pour prendre un peu de hauteur, la vue est magnifique. En plus des centaines de flamands rose se promenant sur ce lac (il ne fait pas plus de 40 cm de profondeur), il y a des vigognes et des lamas qui vivent ici. Le tableau parfait !

On roule encore 2h pour rejoindre notre logement pour la nuit, le soleil est rasant sur la fin, le paysage est grandiose. Il fait presque nuit quand nous arrivons à notre hôtel. Encore une fois, il fait frais mais pas trop froid dans la chambre. Yesica nous prépare un super diner, Herland joue avec les enfants, on n’est pas mal ! Les enfants du village viennent nous chanter des chants locaux. Les nôtres se prennent au jeu et dansent avec eux.

Pendant la soirée, on arrive à attraper un peu de réseau internet et on cherche un revendeur DJI au Chili ou Argentine, les prochains pays où nous nous rendons. Mais rien sur notre chemin avant Santiago où on sera un mois plus tard. On regarde pour commander les hélices sur Internet et on trouve la solution de passer commande sur Amazon US et de se faire livrer dans notre prochain hôtel au Chili, on y reste une semaine, on espère que le colis arrivera avant qu’on reparte.

Jour 61 (30/08/19)

Aujourd’hui ça fait 2 mois que nous sommes partis, déjà 2 mois, ça passe trop vite ! Ce matin, nous avons le droit de dormir un peu plus longtemps, il est 9h quand nous reprenons la route. Tout le monde aide au chargement du 4×4.

Après la journée lagunes de la veille, on va changer un peu de paysages aujourd’hui. On commence par une drôle de formation rocheuse formée par une éruption volcanique sous-marine à l’époque où il y avait la mer par ici. Une de ces roches a la forme de la coupe du monde, un peu plus loin il y a un chameau. Les enfants s’amusent bien à escalader tout ça.

On s’arrête ensuite dans un lieu appelé « Italia perdida » en référence à un groupe de cyclistes italiens qui seraient venus se perdre ici il y a bien longtemps. Encore un ensemble de roches à escalader, on s’amuse un moment là-dedans.

Nous roulons encore puis on s’arrête pour une petite balade jusqu’à la laguna negra. L’eau de cette lagune est assez foncée comme son nom l’indique, on grimpe sur des rochers pour avoir un peu de hauteur et la vue sur la lagune est vraiment sympa. Pendant la marche, on traîne à l’arrière avec Julia et pendant ce temps les garçons s’amusent sur les rochers avec Herland et Yesica ! On aime beaucoup cet endroit très calme, il n’y a personne d’autres que nous quand nous y sommes mais on croise plusieurs groupes qui arrivent quand nous partons.

Notre route continue jusqu’au canyon Anaconda. Nous ne verrons aucun serpent, le canyon a ce nom à cause de la forme de la rivière qui serpente en contrebas. Pas aussi impressionnant que le canyon de Colca au Pérou mais très beau aussi.

Notre prochaine pause est celle pour déjeuner. Nous nous arrêtons dans une sorte de mini supérette et nous goûtons à la bière locale, au cactus et à la coca. Ce n’est pas mauvais du tout. On fait un autre stop dans un petit village, il y a une balançoire et un toboggan, les enfants s’amusent pendant que notre guide lave la voiture, après 3 jours dans la poussière ce n’est pas du luxe ! Il y a aussi de vieux wagons abandonnés juste à côté.

Nous arrivons assez tôt à notre dernier logement du périple et pas n’importe lequel, cette nuit nous dormons dans un hôtel de sel ! Tout est fait de sel, les murs, les tables et tabourets, le sol est recouvert de sel (sauf dans les chambres), les lits. C’est vraiment impressionnant.

On a le temps de prendre un petit thé dans ce bel environnement avant de repartir jusqu’au Salar d’Uyuni pour aller observer le coucher du soleil. Notre guide nous explique qu’il ne faut pas rentrer par n’importe quel endroit sur le salar car il est très facile de se retrouver ensabler dès qu’on sort de la route même avec un bon 4*4. Nous ne nous enfonçons pas très loin dans le salar alors le sol n’est pas complètement blanc car le vent apporte beaucoup de poussière qui noirci le sel. Mais le couché de soleil n’en ai pas moins grandiose. Notre guide nous explique que le salar gagne entre 1 cm et 1,5 cm d’épaisseur chaque année mais que le salar est en danger car une usine s’est implantée dans le coin il y a quelques années et exploite le lithium…

On s’entraine à faire les fameuses photos en perspective dans cette immensité blanche, ce n’est pas si facile et ça ne marche pas à tous les coups.

Une fois que le soleil a disparu, on rentre se mettre à l’abri car le froid arrive vite. C’est notre dernière soirée et on a droit à un cocktail aux couleurs de la Bolivie et le repas est encore excellent. On ne traîne pas à aller se coucher car on se lève très tôt le lendemain pour aller voir le lever du soleil cette fois-ci.

Après le repas, une fois les enfants couchés, nous profitons d’être au milieu de nulle part pour aller observer le ciel. Il fait froid mais le spectacle en vaut la peine ! On fait quelques photos et on rentre se mettre au chaud sous les couvertures.

Jour 62 (31/08/19)

Le réveil sonne à 4h40, ça pique et ça caille ! On a bien préparé nos sacs la veille et on est prêt assez rapidement. On attrape Julia et Lucas avec leurs duvets et on les met tels quels dans la voiture, ils finiront leur nuit le temps qu’on arrive au milieu du salar, il y en a pour 1h de route. La veille, notre guide nous a expliqué que le programme prévoyait d’aller observer le lever du soleil sur l’Isla Incahuasi, aussi appelée île aux cactus, située au milieu du Salar, là où vont toutes les agences. Mais qu’il est plus joli de l’observer depuis le salar lui-même, de voir le soleil apparaître au-dessus de cette ligne blanche. On lui demande alors pourquoi tout le monde va sur l’île. C’est simplement pour gagner du temps car comme ça ils couplent le lever du soleil avec la visite de l’île sinon il faut « perdre » une heure de plus pour aller sur l’île. Nous roulons à l’aveugle sur le salar, tous feux éteints et les lueurs du jours apparaissent petit à petit, c’est magique.

Nous arrivons pile à l’heure pour voir apparaître les couleurs orangés derrière le rideau blanc. Julia et Lucas roupillent toujours derrière. Puis le soleil apparaît tout doucement, c’est grandiose ! On fait des tonnes de photos, on joue avec les ombres. Les montagnes situées de l’autre côté commencent à s’éclairer, on ne sait plus où donner de la tête, c’est tellement beau partout ! Il ne fait pas chaud dehors mais on s’attendait à bien pire.

Une fois le soleil assez haut, on habille les 2 retardataires et on part en direction de l’île aux cactus. Les cactus sont énormes et il y en a des centaines ! On grimpe tout en haut, on a une super vue sur le salar avec le soleil levant, c’est super beau. Bien sûr, Lucas râle qu’il fait froid et Julia qu’elle ne veut pas marcher et on croise beaucoup de gens qui redescendent après avoir observer le lever de soleil là-haut. On prend notre temps sur ce chemin pour essayer de prolonger ce beau moment.

On fini par redescendre sur le salar et Herland et Yesica nous y attendent avec le petit-déjeuner. C’est incroyable de se dire qu’on est en train de prendre notre petit déjeuner tranquillou au milieu du Salar d’Uyuni, ce lieu qui nous faisait tant rêver et qui ne nous déçoit pas.

Une fois le ventre bien rempli, on remonte en voiture et on roule pendant près d’une heure sur le salar, il est immense !! Et puis on s’arrête au milieu de nulle part et on s’amuse à faire des tonnes de photos et même des vidéos en jouant avec les perspectives que nous offrent cette grande étendue blanche. Encore une fois, ce n’est pas si facile mais on arrive à faire quelques photos marrantes. Notre guide nous donne quelques astuces et participent même avec nous 😊.

On reste 2 heures à s’amuser ici. On continue de rouler sur le salar jusqu’à arriver sur la partie immergée. En été, c’est la saison des pluies ici, le salar est complètement recouvert d’eau mais en hiver il est quasiment entièrement asséché sauf à quelques endroits. Les guides racontent souvent qu’ils ne sont pas capables de trouver ces lieux mais ils savent très bien où ils sont. Notre guide l’a trouvé sans hésiter. C’est une toute autre vision, on aperçoit comme un effet miroir sur cette étendue d’eau. Bertrand s’aventure au dehors de la voiture pour faire quelques photos mais le guide lui conseille d’y aller pieds nus pour éviter d’abimer ses chaussures avec la forte quantité de sel. Il se gèle les pieds et la couche de sel est assez dur et fait bien mal au pied.

On ressort ensuite du salar et on fait un stop très touristique dans un village avec de l’artisanat qui se résume en une immense allée remplie de stands avec des souvenirs en tous genres, des flamands roses, des sachets de sels, des sculptures de sel, … On n’achète rien car bien sûr tout ce que nous voyons ici est bien plus cher que tout ce que nous avons vu jusqu’à maintenant en Bolivie.

Dernier déjeuner avec notre super guide et cuisinière et on arrive déjà à Uyuni. On fait un dernier arrêt au cimetière de trains. Il y avait une mine dans la région et les minéraux extraits étaient transportés en train jusqu’au Chili. Cette ligne servait seulement à 10 % à transporter des passagers alors quand la mine a fermé dans les années 1970, les trains ont été laissé à l’abandon et sont devenus une attraction touristique.

Avant de nous déposer à notre hôtel, Herland nous emmène à la gare routière pour qu’on puisse acheter nos billets de bus pour partir le lendemain. On est inquiet car il a appelé une agence sur la route et elle lui a expliqué qu’il n’y avait pas de bus demain car c’est la journée du piéton et aucun véhicule ne circule. On est embêté car on a déjà réservé notre prochain logement et on n’a pas envie de rester une journée de plus à Uyuni où il n’y a pas grand-chose à faire. Mais quand on arrive à l’agence, la personne nous explique que seul le bus de 13h est annulé mais celui de 5h30 est maintenu. Parfait ! On prend donc nos billets pour demain.

C’est le moment de dire au revoir à Herland et Yesica, on a vraiment passé de supers moments avec eux pendant ces 4 jours, ils ont rendu cette expérience parfaite. On les remercie chaleureusement. Une fois à notre hôtel, c’est l’heure de prendre une bonne douche après ces 4 jours de poussière (seules les filles se sont offertes le luxe d’une douche dans l’hôtel de sel). Mylène part rapidement à la recherche d’une laverie capable de nous laver nos affaires poussiéreuses dans l’après-midi. Et après avoir demandé à 10 personnes dans la rue, on finit par trouver quelqu’un qui nous les lave pour le début de soirée. On est bien fatigué après ces 4 jours intenses, on ne traîne pas pour ressortir manger. On sent que c’est touristique ici, les prix sont bien plus élevés. Les enfants commencent à s’endormir à table, on récupère notre linge et on rentre vite se coucher, le réveil va encore faire mal demain matin.

Jour 63 (01/09/19)

Encore un réveil à 4h30 ! Les enfants sont cools car ils ne se plaignent même pas, ils commencent à être résignés. La personne de l’hôtel nous a préparé des sandwichs comme petit déjeuner à emporter et nous sortons dans le froid. Il nous faut marcher 10 minutes pour rejoindre l’arrêt de bus.

Quand on arrive c’est un peu le bazar, il y a 2 bus, on ne sait trop dans lequel on est placé. On finit par prendre place et on prend la route. Il fait un froid glacial dans le bus et il fait encore bien nuit. Tout le monde se rendort. On roule un long moment puis on arrive à la frontière avec le Chili. Cette frontière est réputée pour être longue et difficile et elle ne faillit pas à sa réputation. On commence par quitter la Bolivie, jusque là tout se passe bien. C’est un peu plus long que le passage entre le Pérou et la Bolivie car cette fois nous sommes dans un grand bus donc il faut attendre que tout le monde soit passé avant de repartir. Puis on arrive côté chilien. On doit descendre et passer la douane, encore une fois pas de souci.

Puis arrive le moment de la fouille. Le Chili accepte aucun fruit, légume ou plante. On remplit des questionnaires et on retourne donc chercher tous nos sacs dans le bus et on les place tous en ligne, les grosses valises sont sorties aussi. Le bus est nettoyé à fond et un chien vient renifler tout ça. On est nous aussi placé en ligne sur des bancs et on attend d’être reniflé et inspecté. Ça dure un bon moment comme ça. Puis nous sommes invités à récupérer nos sacs et à passer un autre contrôle. Il faut tout ouvrir et le contenu est à nouveau vérifier. Quand on sait que tout rentre au poil dans nos gros sacs, on n’a pas envie qu’ils viennent y mettre le bazar. Et Lucas a la bonne idée de parler d’une banane alors ils cherchent encore plus.

2h plus tard, nous reprenons la route. La route est encore longue et on ne fait aucun stop pour s’acheter à manger et comme on craignait cette frontière, on n’a pas fait bcp d’achat de bouffe avant de partir. Il est 16h quand nous arrivons à San Pedro de Atacama. Nous trouvons rapidement notre hôtel et repartons en ville pour manger. Mais avant il faut retirer des sous car nous n’avons pas de pesos chiliens. On se rend compte que les frais bancaires ici sont très élevés et on est limité par retrait. Les prix des restos sont aussi bien différents de ce qu’on a connu en Bolivie, on sent qu’on va avoir plus de mal à maîtriser le budget dans ce pays (on avait déjà galéré à trouver un hôtel dans notre budget). On trouve une pizzeria avec une terrasse, on se pose là et on se régale, tout le monde avait bien faim !

Tous au lit pas trop tard, on est bien fatigué avec tous ces réveils matinaux et ces heures de transport. Et demain un nouveau pays nous attend !

2 commentaires sur « Uyuni et le Sud Lipez – Attention les yeux ! »

  1. On attendait avec impatience de vos nouvelles ! Mais ça valait le coup, on a encore bien voyagé et rêvé grâce à vous !! Magnifiques photos ! Contents de voir que vous en profitez toujours autant ! Bisous les loulous

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