Cochabamba, une étape imprévue

Jour 42 (11/08/19)

Après la longue journée de transport de la veille, on profite d’une bonne grasse mat dans notre super appartement. On se fait des crêpes pour le petit déjeuner, c’est le grand luxe ! En fin de matinée, on se motive pour aller visiter la ville. On est redescendu à 2400 mètres d’altitude et il fait plutôt chaud ici même si on est en plein hiver. On commence par se rendre au téléphérique qui mène en haut de la colline où se situe la statue du Christ qui veille sur la ville. Il est plus grand que celui de Rio de quelques cm, on se dit que c’est juste pour les embêter. Au niveau de la gare basse du téléphérique, il y a un super parc pour les enfants, l’entrée est payante mais le prix est compris dans le billet du téléphérique donc on traîne un moment là-bas jusqu’à ce que Lucas se fasse bien mal sur un jeu endommagé qui lui a sauté dans la poitrine, on espère qu’il ne s’est pas cassé une côte.

Une fois en haut, on a une jolie vue sur la ville, on se rend compte qu’elle est immense et vraiment étendue, il y a même un lac au sud de la ville. On redescend ensuite à pied par un long escalier. Les garçons essaient de faire la course avec le téléphérique !

On décide d’aller jusqu’en centre-ville à pied, c’est un peu loin alors on fait une petite pause dans un glacier pour redonner des forces aux troupes. Et on se régale ! On continue notre chemin jusqu’à la plaza 14 de septembre, la place principale de la ville. En route, on croise encore des parcs ! La place est très jolie et agréable.

On continue de marcher jusqu’au terminal de bus car on a lu qu’il y avait le marché central juste à côté mais on n’a pas beaucoup d’indications. La circulation est assez dense dans ce quartier. On se faufile dans les rues annexes et on finit par trouver des allées de stands qui vendent tout et n’importe quoi, je crois qu’on a trouvé ! Il y a l’indispensable allée du poulet, que si tu veux manger du poulet frit ou pané, tu as 20 stands qui en font. On arrive ensuite au marché couvert avec les fruits et légumes. On commence par acheter une douzaine de mandarines dans un camion qui passe dans la rue pour 0,50 cts. Puis on fait le plein de raisin et de pastèque à la demande des enfants, des avocats, des tomates, concombres…

Une fois bien chargés, il est l’heure de rentrer. Mais cette fois on ne veut pas prendre le taxi, on veut tester le truffi, nom donné au colectivo ici. Ce sont des voitures qui font office de bus, tu montes et descend où tu veux. Mais il y a des dizaines de numéros différents, on ne sait pas lequel prendre. Notre hôte nous avait donné plusieurs numéros qui passaient dans notre rue, on les arrête pour leur demander mais non, ils ne vont pas où on veut. Une dame vient à notre rescousse. Elle commence par siffler un gars pour lui demander des renseignements, elle nous fait rêver ! Elle nous arrête une voiture qui se rend vers chez nous, youpi ! Le chauffeur est un grand bavard, il nous demande d’où on vient et est trop content de voir des français et nous parle de tous les endroits qu’il connait en France et nous parle du Paris Saint Germain ! Il nous demande même si on vit ici, il parait surpris de voir des étrangers prendre ce genre de transport. Il voit qu’on ne parle pas super bien espagnol mais il nous tchatche tout le trajet. Ça fait bien rire les autres passagers de la voiture. On ne sait pas trop où il va et on cherche où descendre puis on se rend compte qu’il tourne dans notre rue, génial ! On descend donc quasiment devant la porte de notre immeuble, on est bien content de notre coup. Un jeune homme descend en même temps que nous et vient nous expliquer qu’il est préférable qu’on prenne le taxi la prochaine fois, il est plus cher mais plus sûr que le truffi. On est surpris de ce discours car on ne s’est pas du tout senti en insécurité, le chauffeur était sympa et les autres passagers nous ont aidé en nous indiquant dans quelle direction partait la voiture. On sera vigilant malgré tout.

Jour 43 (12/08/19)

Encore une nouvelle grasse matinée dans notre super appartement. On profite d’avoir du temps pour faire des devoirs, chose qu’on a du mal à avancer car on a souvent des journées bien remplies. Après avoir bien travaillé, on décide de sortir un peu. On se rend au bureau de l’immigration. Lorsqu’on est entré en Bolivie, on était autorisé à rester 30 jours. Mais ça fait déjà 20 jours qu’on y est et on a encore pleins de choses à faire et à voir. On veut donc prolonger notre visa ici. En tant que français, on a le droit de rester gratuitement 90 jours mais il faut en faire la demande. Il n’y a pas grand monde dans ce bureau, on fait quelques photocopies et on repart avec un tampon +30 dias sur notre passeport.

En y allant, on est passé devant un parc alors on fait plaisir aux enfants et on s’y arrête un moment. Une journée pas très productive mais un peu de repos ne fait pas de mal de temps en temps. On avait prévu de partir le lendemain mais on a finalement décidé de ne pas nous rendre au Parc Torotoro car la route est réputée difficile pour y aller et on est un peu fatigué alors on a réservé une nuit de plus dans cet appartement pour mieux repartir !

Jour 44 (13/08/19)

Nouvelle journée de repos en perspective. On profite de ce temps libre pour avancer les dossiers en attente (les réclamations pour nos vols ratés et notre sac à dos tombé du bus entre autres), le traitement des photos et l’avancée du blog qui a déjà pris beaucoup de retard… On en profite pour emmener les enfants au parc mais quand on retourne à celui où on était hier, il est trempé car ils ont décidé de lancer l’arrosage automatique ce matin-là. On en cherche un autre et on en trouve un encore mieux et bien plus près de la maison. On se fait de bons burgers maison et encore des crêpes ! C’est la fête niveau culinaire en ce moment. On en profite également pour faire encore des devoirs, la sieste, bref, du repos !

Jour 45 (14/08/19)

Maintenant qu’on s’est bien reposé, il est temps de reprendre la route pour notre prochaine destination. On prend un bus de nuit ce soir et on a demandé à notre hôte si on pouvait rester dans l’appartement jusqu’à 15h. Comme elle n’a pas de réservation pour la nuit suivante, elle a accepté. Ça nous laisse le temps de ranger et de refaire un peu de devoirs avant de partir. Mylène et Baptiste n’ont pas l’estomac en forme ce matin, on espère que ça va aller pour le reste de la journée.

A 15h, on quitte avec tristesse cet appartement dans lequel on était si bien. Les bus partent tard en soirée alors on part à la recherche d’un parc pour passer l’après-midi, on ne peut pas trop se permettre de visiter avec nos gros sacs. On en trouve un super (mais payant), Mylène reste là avec les enfants et les bagages pendant que Bertrand part à pied jusqu’à la gare routière acheté les billets de bus pour ce soir. On a repéré les compagnies et les tarifs sur internet mais on préfère les acheter sur place pour pouvoir mieux se rendre compte du sérieux de la compagnie et pouvoir négocier les prix. Et on fait bien car au lieu de 130 bolivianos, Bertrand aura les places à 80 !

Pendant ce temps, c’est Lucas qui commence à ne pas se sentir bien et qui vomit tout son repas derrière un banc dans le parc. Ça promet pour la nuit en bus. Une fois la nuit tombée (vers 18h30), on prend un taxi et on se rend à la gare routière. Notre bus ne part qu’à 21h30 alors on cherche un endroit où manger. Mais ce n’est pas simple de se déplacer dans ces lieux, des rabatteurs crient toutes sortent de destinations de tous les côtés et dès que tu te lève de ton banc pour aller aux toilettes, ils se ruent sur toi pour te crier leur destination. On s’arrête dans un fast food et Lucas vomit encore !! La nuit s’annonce compliquée. Les heures passent et on emmène nos sacs pour qu’ils soient chargés dans le bus.

On attend sur le quai, il y a un bazar pas possible, notre bus ne peut pas se garer sur le quai annoncé car il y en a déjà un et il part après. Lucas vomit encore, on ne sait plus où donner de la tête quand un monsieur nous annonce que le bus pour Sucre est derrière et est en train de partir. Bertrand court pour le rattraper pendant que Mylène attrape tous les sacs et attend Lucas qui finit de vomir. On court nous aussi mais on ne voit ni Bertrand ni le bus dans le noir ! Un gars de la sécurité nous demande de ne pas courir au milieu des bus mais il faut bien qu’on attrape notre bus. Une dame de la compagnie arrive pour nous aider et attrape Julia, on retrouve le bus qui a finit par s’arrêter (Bertrand lui a crié dessus de nous attendre car il ne voulait rien savoir) et on peut tous embarquer. On a failli le louper sans que personne ne se soucie de nous alors que nos bagages étaient dedans ! Ce trajet commence bien. La seule fois où un bus part 2min avant l’heure ! Du jamais vu et il faut que Lucas vomisse à ce moment là…

Après ça, on découvre que nos sièges full cama sont en réalité des sièges qui ne s’inclinent pas complètement et il fait une chaleur de fou. Quand on demande au gars de la compagnie de baisser le chauffage, il nous explique qu’on va monter en altitude et qu’on aura froid dans la nuit. En réalité, on aura chaud toute la nuit ! On donne quelques médicaments à Lucas pour que le trajet se passe au mieux, il s’endort rapidement. La route est sinueuse et chaotique, on est tous en train de dormir quand Julia se réveille en disant qu’elle ne se sent pas bien mais pas le temps de sortir un sac et elle vomit tout ses repas sur elle et sur les vestes qui étaient autour d’elle. Il est minuit, il fait nuit noire dans le bus et on se retrouve à nettoyer tout ça alors que la route continue de tourner, Mylène manque de tomber plusieurs fois. Et pendant ce temps, notre bus fonce et double les autres bus dans cette route pleines de virages. Une fois qu’on s’en ai à peu près sorti, on tente de se rendormir et au bout de 15 minutes, rebelote ! Mais cette fois, elle vomit dans le sac. Elle recommencera une 3ème fois avant de se rendormir complètement. On arrive enfin à se rendormir et un peu avant 5h du matin, toutes les lumières du bus s’allument. On comprend qu’on vient d’arriver à destination avec 1h30 d’avance ! On n’a presque rien dormi, on est crevé et énervé contre ce chauffeur qui roule à fond et nous laisse avec 1h30 d’avance, à 5h du matin ! C’était bien la peine de rouler aussi vite et de nous rendre malade. Nous sommes donc contraints d’attendre dans le froid de la gare routière que le jour se lève pour trouver un taxi et nous rendre à notre appartement. Lors de ce trajet, nous avons rencontré une famille de québécois bien sympathique partis en tour du monde eux aussi. Nous aurons l’occasion de se croiser à nouveau dans les prochains jours.

Vers 6h30, nous attrapons un taxi pour rejoindre notre appartement, notre hôte nous avait annoncé qu’il serait dispo à partir de 7h et nous l’en remercions grandement. On rencontre donc Irma, la sœur de notre propriétaire qui tient la petite supérette en bas de l’immeuble. On découvre un super et immense appartement avec 3 chambres, le temps que chacun choisisse sa chambre et on se recouche pour finir notre nuit. On se réveillera vers midi, bien plus en forme. On refait le tour de l’appartement, il est trop bien !

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