Sajama et ses volcans

Jour 39 (08/08/19)

Ce matin, le réveil est de retour. Cette fois, on quitte la Paz définitivement en direction du parc de Sajama. On prend un petit déjeuner rapide et nous quittons l’hôtel à 7h30 en direction de la gare de bus principale. Nous n’avons pas acheté de billets de bus car le trajet pour y aller n’est pas direct. On sait qu’un colectivo part vers Sajama depuis la ville de Patacamaya, sur la route en direction de Cochabamba, il part avant midi et il n’y en a qu’un seul par jour. Il ne faut pas le louper sinon on reste coincé une nuit à Patacamaya.

On demande donc aux compagnies qui vont dans cette direction si elles peuvent faire un stop là-bas, il faut environ 2h pour s’y rendre. Plusieurs acceptent, on négocie les prix et on prend donc la plus intéressante. Le bus doit partir à 8h30, il est 8h20, parfait ! Une fois à bord, le départ se fait bien sûr en retard. Il est presque 9h quand nous quittons la gare routière. Une fois sur la voie rapide (après 5-10 min), le bus n’avance quasiment pas, on est au ralenti, à environ 20km/h, jusqu’à ce qu’on finisse par s’arrêter. On comprend qu’il nous fait le coup de la panne, le moteur est en surchauffe. On commence à se dire qu’on n’aura jamais notre colectivo ! On se renseigne sur la situation et une personne nous explique qu’un autre bus va venir nous chercher. Heureusement que nous sommes encore proche du centre-ville, le bus arrive assez rapidement. Il faut encore tout décharger et recharger de l’autre côté, par nos soins, et on repart. On arrive à El Alto, le quartier en haut de la ville près de l’aéroport. Et là c’est le gros bazar, le bus s’arrête pour prendre de nouveaux passagers et les gens se battent car certains ont le même numéro de siège et apparemment pas question de s’asseoir à côté ! Certains tentent même de nous déloger car ils se sont fait attribuer nos numéros. La situation reste bloquée comme ça un moment puis un gars de la compagnie vient remettre de l’ordre en replaçant les gens sur les sièges dispo. On était choqué de voir que dans ce pays autant « à l’arrache » où d’ordinaire on s’entasse dans les transports, les boliviens ne voulaient pas s’asseoir ailleurs qu’à leur numéro de place ! Et au milieu de tout ce bazar, plusieurs personnes montent dans le bus pour essayer de nous vendre tout et n’importe quoi, du sachet de pop-corn au chargeur USB portable et magazines de mots-croisés et plusieurs fois !! On se dit qu’on ne va jamais réussir à partir d’ici. On s’est levé tôt pour rien. Il est 10h et on est toujours à la Paz ! Les gens dans le bus commencent à perdre patience aussi et crient du « Vamos » pour tenter de faire bouger les choses. Le chauffeur vient nous parler pour nous dire de ne pas nous inquiéter car il y a des bus toutes les heures qui partent à Sajama, tu nous excuseras mon gars mais on te fait moyennement confiance.

On finit par partir, enfin ! Le reste du trajet se passe sans encombre. Nous arrivons à Patacamaya à 11h15. On espère que le colectivo n’a pas décidé de partir en avance, on a lu sur des blogs que c’était déjà arrivé. Nous sommes les seuls à descendre ici, le bus nous dépose au bord d’une route et nous indique vaguement que les colectivos sont dans une rue perpendiculaire, à quelques blocs. On part donc à pied avec notre chargement mais on ne trouve rien. C’est assez mort par ici, on demande à 2 chauffeurs de mini-bus mais ils n’y vont pas et ne savent même pas de quoi on parle. La ville ne fait pas envie, elle est perdu au milieu de nulle part et il n’y a pas grand chose à voir ici, on n’a pas très envie de rester coincer là. On continue de demander aux gens et on finit par trouver une dame qui nous dit que c’est pas du tout là, il faut retourner d’où on vient. On regarde sur maps.me et elle nous indique l’endroit. On prend finalement un taxi, on en a marre et on ne veut pas rater le seul moyen de partir d’ici !

Une fois au bon endroit, on trouve l’unique colectivo de la journée pour Sajama qui attend au bord de la route, il n’est pas plein, ouf ! On trouve le chauffeur, on charge les bagages sur le toit et on attend. On ne part finalement qu’à 12h30, on avait même un peu de marge.

La route qui va à Sajama est magnifique, beaucoup de couleurs, des belles montagnes au fond et des dizaines de troupeaux de lamas et de vigognes. La route est droite et personne n’est malade. Les dernières 45 minutes se font dans la poussière, ça met Bertrand en rogne car il n’en peut plus d’être mal assis à l’arrière du mini-van et de bouffer de la poussière…

Au bout de 3h de route, on arrive enfin au village de Sajama, seul village perdu ici entre plusieurs volcans dont certains qui sont chiliens. En effet, la frontière est toute proche. Beaucoup de voyageurs viennent ici pour faire de l’alpinisme, on se contentera d’observer ces belles montagnes de loin et de faire quelques balades dans les environs.

Ce village est fait uniquement de poussière et il n’y a pas beaucoup d’activité, la place principale est quasiment vide. Une dame attend les touristes pour leur proposer des chambres. Ça tombe bien, on n’a rien réservé. On la suit pour voir ce qu’elle propose. Elle n’a que 2 chambres vraiment basiques et très froide, le sol est en béton et on ne voit pas Julia dormir par terre ici. Nous sommes à 4250 mètres et les nuits sont glaciales ici. On continue nos recherchent en laissant les enfants sur un banc avec les bagages car il n’est pas facile de se déplacer avec cette poussière. En effet, le sol n’est constitué que de sable, alors les valises roulent très mal. Le village n’est pas très grand et on a vite fait le tour. On se décide sur une auberge qui propose des petites cabanes avec des toits en paille. On prend seulement une chambre double pour nous 4 et on décide de se serrer dans des petits lits pour se tenir chaud et aussi parce que c’est moins cher.

Les enfants peuvent jouer dehors dans la poussière, il y a même un « parc » (réalisé par les locaux et donc un peu dangereux) avec quelques jeux juste à côté. On se renseigne sur ce qu’il y a à faire dans le coin, les sites sont assez éloignés, il va nous falloir un véhicule. La nuit tombe rapidement et avec elle la fraîcheur et le vent arrivent. On rentre se mettre « au chaud ». Il n’y a pas de chauffage alors on enfile nos épaisseurs de vêtements chaud et on sort nos duvets pour compléter les 4 couvertures déjà fourni. On dîne rapidement à notre hôtel et tout le monde au dodo.

Jour 40 (09/08/19)

La nuit ne fut pas extra mais le soleil qui pointe ce matin réchauffe déjà l’atmosphère. Bertrand a repéré la veille un petit resto chez l’habitant qui propose des petits déjeuners pour 3 fois moins cher que notre hôtel. On en profite pour discuter avec le couple qui tient le lieu et leur demander comment visiter les environs. Ils nous expliquent qu’il n’y a aucun point d’information dans le village, seulement le poste d’entrée au début de la piste empruntée hier, à 12 km de là. On se souvient maintenant du gars à qui on a payé nos billets d’entrée dans le parc, cette personne qui nous a à peine parlé, qui a oublié de nous donner le plan (il l’a donné à un couple qui était avec nous dans le bus…) et qui regardait son téléphone pendant qu’on était en train de payer… Sympa le mec de nous avoir rien dit !

On va donc se débrouiller, on demande à tout hasard à nos gentils restaurateurs s’ils n’ont pas une voiture mais non. Ils nous conseillent de faire le tour du village et de s’adresser aux villageois qui ont des 4*4 ou à certains hôtels dont le nôtre. On commence par faire le tour du village, une personne nous explique que son mari est parti « en ville » avec la voiture, un autre accepte mais on sent qu’il va expédier tout ça et qu’on n’aura pas bien le temps de voir tous les sites (il veut bien nous attendre 20 min pour qu’on puisse se baigner dans des sources chaudes mais avec un bon supplément). On s’adresse donc à notre hôtel, son prix est à peine plus élevé et la prestation a l’air plus sérieuse. On se donne donc rendez-vous en début d’après-midi pour faire ce tour. Ça nous laisse le temps de monter jusqu’à un mirador qui donne une belle vue sur le village et les montagnes qui l’entourent. Mylène ne se sent pas en forme (gros mal de tête et fatigue) alors Bertrand monte seulement avec les garçons pendant que les filles se reposent et s’occupent de prévoir le casse-croûte du midi. Il y a quand même 300 mètres de dénivelé à faire et à 4250m, ils ne sont pas faciles à grimper mais les enfants iront jusqu’au bout malgré tout ! Lucas et Baptiste étaient à 2 doigts de craquer juste avant la fin, mais ils ont fini par se surpasser pour atteindre le sommet, bravo à eux car ce n’était vraiment pas facile à cette altitude d’après Bertrand !

De là-haut, le panorama est à la hauteur de l’effort fourni pour y arriver, c’est grandiose. La vue sur la plaine, le village au milieu et les volcans en fond est époustouflante. Quelques photos et vidéos de drone plus tard, il est déjà l’heure de rebrousser chemin. A noter que le drone a un peu de mal à voler entre l’altitude où l’air est moins dense et le vent qui est en train de se lever.

De retour à l’hôtel, on retrouve tout le monde et on prend place dans le 4*4 avec notre chauffeur. Il nous emmène dans un premier temps voir des geysers. On arrive dans une zone où on peut observer des flaques qui bouillonnent avec une bonne odeur de souffre et des fumerolles de partout. Mais pas des geysers qui crachent de hautes colonnes d’eau comme on peut en voir en Islande. Certaines flaques se déversent dans un petit ruisseau qui passe à côté, l’eau est donc à une bonne température et les enfants en profitent pour se tremper les pieds. On croise aussi un troupeau de lamas qui se baladent tranquillement ici. On a vraiment l’impression d’être seul au monde ici. En même temps, ce n’est pas qu’une impression !

On reprend ensuite la route (ou plutôt la piste) pour aller voir une lagune dans laquelle vivent des flamands roses. Mais quand on arrive, pas de flamands à l’horizon, les enfants sont un peu déçus mais l’endroit est tout de même très beau. Nous avons une très belle vue sur la montagne qui se trouve derrière Sajama et son glacier.

Pour la suite, le plan initial était que le 4*4 nous laisse là et qu’on aille à pied jusqu’aux sources d’eau chaude mais sur le chemin aller, on s’est rendu compte que c’était assez loin alors on a demandé au chauffeur de nous attendre le temps de voir la lagune et de nous redéposer aux thermes en rentrant. On a eu bien fait car le chemin était encore plus long que ce qu’on pensait et on n’aurait jamais trouvé seuls. Et ça aurait été dommage de manquer ça ! On arrive à un bassin d’eau très chaude tenu par un gentil monsieur. Il y a seulement ses enfants qui se baignent dans le bassin. Le prix est dérisoire, seulement 10 bolivianos par personne (un peu plus d’1 euro) et il ne veut pas faire payer les enfants. Bertrand se rend compte qu’il n’a que 50 bolivianos dans le porte monnaie. Le monsieur nous dit : « tant pis, baignez quand même, c’est pas grave ». Devant sa gentillesse et son sourire bienveillant (c’est très rare de voir un Bolivien sourire !), on décide de lui donner les 50 bolivianos ce qui n’est rien pour nous. De son côté, il nous remerciera plusieurs fois. On se change dans une cabane en pierre à moitié démolie et on profite des lieux pendant plus d’une heure. Par endroit l’eau est vraiment chaude et on a du mal à tenir. On grignote quelques crackers et cacahuètes en se prélassant, on est pas mal du tout. La vue aux alentours est absolument grandiose ! On réalise quand même ce qu’on est en train de vivre, se baigner dans un cadre aussi beau dans le fin fond de la Bolivie, c’est incroyable.

1h30 plus tard, notre chauffeur revient nous chercher. On est ravi de notre journée et de finir de cette façon. Les conditions sont assez rudes ici et on décide de repartir le lendemain. En discutant avec le gentil monsieur des thermes, nous avons appris qu’il y avait une fête dans un village voisin demain et que le seul et unique colectivo qui part de la ville partira sûrement plus tôt que d’habitude, vers 5h30 du matin au lieu de 6h. On le remercie pour cette information (qui va nous sauver la vie, bon ok… une journée), ça aurait été dommage de se lever aussi tôt et de le rater !

On retourne dîner au même endroit que ce matin. La nuit est tombée et il fait déjà bien froid, la porte reste grande ouverte alors on garde nos doudounes pour manger. En rentrant, on récupère les maillots de bain et les serviettes qui séchaient dehors et on est étonné de voir qu’ils ont un aspect tout cartonné. On croit au début que c’est l’eau des thermes qui a fait ça mais on se rend rapidement compte qu’ils sont gelés !! ça nous donne une petite idée de la température extérieure…

Jour 41 (10/08/19)

Ce matin le réveil sonne très tôt, c’est vraiment, vraiment dur pour les enfants car la température dans la chambre n’est pas très élevée, on s’habille tous chaudement, on range les duvets et on sort. La température extérieure est vraiment glaciale, Lucas et Julia ont vraiment du mal et ça pleure. Heureusement, notre hôtel n’est pas très loin de la petite place principale. Quand on arrive, il y a 2 dames très gentilles qui ont ouvert une petite pièce pour se mettre à l’abri et elles allument même un chauffage pour tenter de réchauffer les mains des enfants. On attend un petit moment et le colectivo fini par arriver. Il y a déjà un peu de monde qui attend, il se remplit rapidement. Une fois plein, on prend le départ, il est 5h50. On est content d’avoir discuté avec le monsieur des thermes hier car sinon on l’aurai bien raté. D’ailleurs en sortant du village, on aperçoit un gars avec son sac à dos qui tente de faire signe au chauffeur mais celui-ci ne ralentit même pas, on est dégouté pour lui. C’est le seul colectivo de la journée qui part de Sajama….

On roule un moment dans le noir complet dans le même chemin de terre qu’à l’aller. Au bout d’un moment, une dame descend au milieu de nulle part ! Il faut imaginer qu’il n’y a pas de lampadaire, il fait vraiment noir. Baptiste est soulagé car elle était quasiment assise sur ses genoux. Sauf qu’un peu plus loin, toujours dans le noir et au milieu de rien, un gars fait arrêter le mini-bus et monte avec un gros sac, il pousse Baptiste sans ménagement, il ne peut plus bouger ses jambes, il est dégouté. On espère qu’il descendra bientôt mais pas du tout, on roule comme ça 2h. On ne sait pas d’où sortait ce monsieur mais en plus, il ne sentait pas bon du tout… Sur la route, on assiste à un très joli levé de soleil sur les plaines gelées des alentours. C’est beau mais on est toujours frigorifié dans le bus car le chauffeur roule la fenêtre ouverte ! On fait un stop dans un premier village, beaucoup descendent ici.

On continue la route jusqu’à Patacamaya, il est tout juste 9h quand on arrive là-bas, on a l’impression qu’il est beaucoup plus tard tellement on est parti tôt. On se retrouve à nouveau sur la rue principale du village et on cherche un bus pour se rendre à Cochabamba, notre prochaine étape. On demande à plusieurs personnes mais tous nous répondent qu’il n’y a pas de bus direct et qu’il faut d’abord aller à Oruro en colectivo pour prendre un gros bus là-bas. On hésite à se rendre sur la grande route pour tenter de stopper un bus venant de la Paz. Puis finalement, on monte dans un colectivo. 1h30 de route plus tard, nous arrivons à Oruro. Cette ville est vraiment moche, tout en poussière et glauque, rien n’est fini d’être construit. On est content de ne pas passer la nuit ici.

On n’a même pas le temps de sortir nos bagages du coffre que les rabatteurs nous sautent dessus. On les envoie gentiment bouler, on commence à saturer de ça. Laisser nous 2 minutes le temps de réfléchir ! Et même quand on leur dit non pour aller demander un peu plus loin, ils nous suivent !! On entre finalement dans la gare routière et on fait le tour des guichets. On prend nos billets dans le calme, on a les 4 places devant à l’étage, les enfants sont trop contents, le bus partira vers midi et il y a encore 5h de route. Le trajet se passe plutôt bien et les paysages qui défilent sont magnifiques.

On arrive à l’heure annoncé à Cochabamba, vers 17h30. On aura passé plus de 12h dans les transports… On est fatigué. Bizarrement, on galère un peu à trouver un taxi ici, ils ne nous ont même pas sauté dessus en sortant du bus. On se rend compte que le centre-ville n’est pas très loin et que beaucoup rejoignent leur hôtel à pied mais nous avons fait le choix de prendre un joli appartement un peu excentré de la ville. Et quand on arrive, on ne regrette absolument pas notre choix ! L’appartement est immense et très cosy. C’est incroyable de se dire que le matin on était à Sajama dans une cabane perdu au milieu de nulle part et que là on est dans un super appartement, en pleine ville ! On est au 9ème étage et on a une super vue sur la ville. Et le must du must, il y a une machine à laver !! Elle va tourner à plein régime pendant tout notre séjour car depuis le début on ne lave que les t-shirt et sous-vêtements, les pulls et pantalons ont bien besoin d’un coup de propre aussi (on ne les lave pas car difficile à faire sécher et lourd quand on paie sa lessive au poids) ! En arrivant, on réserve tout de suite 2 nuits de plus, on avait réservé une seule nuit dans l’hypothèse où on raterai un des bus pour venir jusqu’ici. On ne sait pas encore comment on va organiser la suite du voyage, ça nous laissera un peu de temps pour préparer tout ça. On a une super cuisine alors on commence notre séjour ici par une session courses, l’avantage d’être un peu à l’écart du centre-ville c’est qu’on a un grand supermarché juste à côté. Ce soir on mange des spaghettis à la sauce tomate, tout simple mais ça fait tellement longtemps qu’on n’en a pas mangé et on n’en peut plus des plats de poulet avec du riz et des patates !

6 commentaires sur « Sajama et ses volcans »

  1. Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas lu, erreur comme c’est beau! vous avez l’air de vous régaler.
    Mylène la ballade dans le « canyon », vous avez assurés les deux, et la baignade wahouuuuuu
    Les garçons assurent vraiment, trop top, bravo.
    les photos sont superbes. Merci
    Ici Icare se déroulent bien. bises à vous 5
    Carole

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    1. Merci Carole ! On a adoré la Bolivie et le meilleur est encore à venir ;). Les enfants assurent plutôt bien en rando, de vrais grenoblois.
      Nous sommes maintenant aux portes de la Patagonie. Complètement différent mais tout aussi beau.
      Gros bisous à vous 2
      PS : Si tu as l’application Instagram, on est beaucoup plus à jour sur les news…

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