3 jours au coeur du « Cañon del Colca »

Jour 6 (06/07/19)

Dernier matin à Arequipa, il est déjà temps de reprendre la route pour une nouvelle destination. Refaire les sacs ne nous prend pas trop de temps, on n’est pas trop mal organisé mais on est vraiment chargé et ça rentre juste. On essaie aussi de rééquilibrer le poids des sacs des garçons car sinon ils ont du mal à les porter très longtemps.  Il va falloir qu’on améliore ça.

On se dirige vers la Plaza de Armas et on trouve rapidement un taxi pour aller à la gare routière avec un tarif mieux négocier qu’à l’aller. Le trajet est vraiment sport, dès qu’on sort du centre historique, cette ville est un joyeux bordel ! Une fois à la gare routière, nous cherchons une compagnie qui fait le trajet jusqu’à Yanque, notre prochaine étape, aux portes du cañon del Colca. Des gens crient le nom de toutes sortes de destination depuis leur comptoir ! Y’en a de partout ! On finit par trouver une 1ère compagnie qui va à Chivay, une ville à côté de notre destination, un bon début. Mais elle veut nous faire payer le même prix pour Julia. On pense qu’on peut trouver mieux alors on continue et on trouve une autre compagnie qui est à peine plus cher mais Julia ne paie pas et le bus part tout de suite (il fallait attendre 1h30 avec l’autre compagnie). Banco ! On tente même de demander au chauffeur de nous arrêter à Yanque, arrêt normalement non prévu, pour nous éviter de prendre encore un collectivo (mini-bus local) pour faire les 8 derniers kilomètres. Et il accepte. Trop fière de moi car je (Mylène) me débrouille avec un espagnol qui date du lycée.

Le trajet est assez long (5h30) mais les paysages sont magnifiques. Une fois sorti de la ville, la route grimpe et on traverse une immense plaine dans laquelle nous croisons régulièrement des vigognes. On a aussi une super vue sur les montagnes environnantes et le volcan Sabancaya qui est en activité et duquel sort une épaisse fumée. On passe un col à 4900m, ça pique un peu dans la tête mais on a pris toutes les précautions qu’il faut pour ne pas être malade (coca, huiles essentielles). Puis la route redescend de manière vertigineuse vers Chivay.

Le volcan Sabancaya

On arrive dans un tout petit village, forcément nous sommes les seuls à descendre du bus et aucun taxi à l’horizon pour tenter de nous emmener quelque part. Grâce à l’application Maps.me, nous trouvons facilement notre logement.

On arrive dans un petit havre de paix, un magnifique jardin fleuri avec pleins de petites allées et des cabanes un peu partout que les enfants adorent tout de suite. Avant de passer la porte, Baptiste nous a même dit « c’est ici ? C’est trop génial ! ». Et tout de suite, nous regrettons de ne passer que 3 nuits ici. Natalio, notre hôte, nous offre un maté coca dès notre arrivée. On n’hésite pas trop car on vient d’arriver à 3400 m et le mal d’altitude n’est jamais très loin.

On part ensuite faire le tour du village, assez rapide, ce n’est pas bien grand ici et on se renseigne sur les activités à faire dans les environs.

Natalio nous prépare un repas d’enfer ce soir. Mais Baptiste est vraiment fatigué et a mal au ventre, il s’endormira avant la fin du repas. Dommage pour lui, les desserts sont une turie ! Il fait plus froid ici et les chambres ne sont ni isolées ni chauffées mais une fois au chaud sous nos couvertures, on est super bien.

Jour 7 (07/07/19)

Dur dur de sortir du lit ce matin, il fait vraiment frais dans la chambre. Mais un super petit déjeuner nous attend, ça motive ! Cette fois on atteint des sommets et il remporte la palme de meilleur petit déjeuner du voyage pour le moment : du bon pain (du vrai !), des crêpes, des œufs, du yaourt, des fruits, des céréales, des jus frais… On se régale.

On part ensuite pour une grande balade pour la cité archéologique de Uyo-Uyo. On ne le sait pas encore mais il faut descendre dans le cañon et remonter en face pour y arriver. Cette ancienne cité Inca est située sur le flan de la montagne et la montée pour y arriver est assez dure à cette altitude. Mais en prenant notre temps, ça se passe bien. On est tout seul là-haut, on était les seuls à s’enregistrer sur le registre à l’entrée du site, ce coin du Pérou n’est pas des plus touristiques et ça nous va très bien. On en profite pour grignoter un morceau et jouer avec le drone.

Il est temps de redescendre, on rejoint une route en contrebas qu’on suit jusqu’à trouver un sentier qui descend vers la rivière pour tenter de trouver des sources chaudes que la personne de l’office du tourisme nous a indiquées.

Julia dort dans mon dos pendant que les garçons marchent super bien. On tâtonne un peu et on finit par trouver un joli complexe avec pleins de piscines. Au moment de payer l’entrée, on sent que le gars nous enfle un peu sur le prix avec nos têtes de touristes, on réussi à négocier un peu mais on sent qu’il est bien gagnant. Tant pis, c’est le jeu, on ne gagne pas à tous les coups. On passe un super moment à barboter dans les différents bassins, l’eau est vraiment bien chaude. Dur de ressortir et de refaire la montée pour rentrer à notre auberge.

Les soirées se suivent et se ressemblent ici, encore un super repas. Qu’est-ce qu’on est bien !

Jour 8 (08/07/19)

Ce matin le réveil sonne, première fois depuis notre courte nuit à Madrid. Les enfants râlent mais c’est pour la bonne cause. Ce matin, nous les emmenons au cœur du cañon del Colca pour aller observer des condors.

Il y a plusieurs façons de se rendre là-bas, en taxi, en mini-bus privé via une agence ou en bus local. Vous avez deviné l’option que nous avons choisi ? Le bus local bien sûr ! Et on n’est pas déçu. On commence le trajet debout et les enfants sur les genoux des locaux car le bus est plein de péruviens qui vont travailler dans les environs. On fait des stops dans tous les villages, le trajet prend un peu de temps.

Sur les conseils de notre hôte, nous demandons au chauffeur de nous arrêter juste avant le point de vue « officiel » afin d’éviter la foule mais aussi l’achat du boleto turistico qui nous ai demandé pour entrer dans cette partie du cañon (70 soles par personne). Comme nous ne souhaitons pas faire de trek au fond du cañon, on aimerait l’éviter. Une fois au bord du cañon, les condors sont déjà au-dessus de nos têtes. Comme nous a dit Baptiste, on dirait qu’ils avaient préparé un spectacle pour nous ! Ils sont tout près, à quelques mètres seulement et le show dure presque 1h. C’est grandiose ! On apprendra par la suite qu’on a été très chanceux d’en voir autant car ce n’est pas souvent comme ça. On profite des lieux pendant un moment, les bus touristiques vont et viennent et on se retrouve parfois seuls. Ils ne restent vraiment pas longtemps.

Le spectacle est grandiose ! On passe tous un super moment sous le ballet des condors.

Il est maintenant temps de retourner prendre le bus pour rentrer chez nous. On retourne sur le bord de la route pour arrêter le bus dès qu’il passe. On nous a dit qu’il y en avait un à 10h et un autre à midi. On est en place à 10h un peu passée mais pas de bus pendant longtemps, très longtemps. Les minutes et les heures passent… Julia finit par s’endormir dans nos bras. On commence à désespérer, il n’y a presque plus personne sur le site car les condors ne volent plus à partir d’une certaine heure.

Au moment où on commence à craquer et à demander aux bus touristiques de nous trouver une place, on le voit débouler sur la route. Il est 12h30 ! Il ne pouvait pas ne pas s’arrêter, on était tous au milieu en train de lui faire des grands signes ! On est super content et on se dit finalement que ça aurait pu être pire.

De retour à Yanque, on mange rapidement dans un resto local pour pas grand-chose et on rentre se reposer un peu. On en demande beaucoup aux enfants et on sent qu’ils sont bien fatigués le soir. On en profite pour faire une lessive avec l’aide de notre hôte, vraiment sympa ! Et ce n’est pas du luxe après avoir passé plus de 2h à jouer dans la poussière.

Jour 9 (09/07/19)

C’est déjà notre dernier jour chez Natalio et Hilde. On aurait aimé rester plus mais notre chambre n’était plus dispo quand on a réservé. Mais en discutant avec Natalio, on apprend que si elle était bien dispo. On hésite à changer tous nos plans mais on a déjà réservé la suite. Tant pis.

Pour cette dernière journée, Natalio nous emmène dans ses bains privés. Il nous commande une voiture qui nous dépose au bord de la route. On prend un petit chemin qui descend vers la rivière. Notre hôte nous attend un peu plus bas. Il nous explique l’histoire de sa région, depuis les Incas jusqu’à l’invasion des espagnols il y a plus de 500 ans, ce que les montagnes signifiaient pour les Incas. C’est passionnant. Natalio parle super bien français, ça aide !

On découvre ses bains privés après un quart d’heure de marche à descendre le cañon. Il est venu à 6h ce matin pour tout nous préparer. C’est encore un cadre vraiment sympa. Il a mis des feuilles d’eucalyptus dans le bassin, on peut se frotter avec.  On passe encore un super moment !

Midi approche et il est l’heure de rentrer car un bus nous attend. La montée est rude avec Julia dans le dos qui roupille. Les garçons eux, grimpent comme des cabris.

Vient le moment des aux-revoir émouvants avec Natalio et Hilde. On s’est vraiment senti comme chez nous ici. Si vous venez dans la région, on vous les recommande chaudement. Leur maison s’appelle Casa Bella Flor à Yanque.

C’est reparti pour un long transfert. Ça commence par un collectivo en direction de Chivay. On réserve ensuite nos billets pour Arequipa, en mini-van cette fois sous les conseils de Natalio, plus rapide qu’un grand bus. En effet, en 3h30 (au lieu de 5h à l’aller) nous sommes arrivés à destination. Mais on se rend compte qu’il ne nous a pas déposé à la gare routière d’où part notre bus de nuit pour Cusco. Il fait déjà nuit et on part avec nos gros sacs à pied pour la gare principale. On trouve le bon guichet, on est en avance alors on grignote un morceau et on discute avec 2 françaises qui voyagent aussi depuis plusieurs mois. Au moment d’embarquer, on nous annonce qu’on n’est pas au bon terminal ! C’est reparti avec nos sacs en petite foulée, heureusement, juste en face cette fois-ci ! Nous montons enfin dans notre bus de nuit, bien fatigués, en route pour Cusco.

3 commentaires sur « 3 jours au coeur du « Cañon del Colca » »

  1. Quelle bonne idée d’être resté dans ce coin, les bains ont vraiment l’air top ! Ça donne bien envie d’y barboter ! Quelle récompense après une belle ballade !
    J’ai rattrapé mon retour, des bisous !

    J'aime

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